lunes, 31 de diciembre de 2007
Bilan 2007
A l'heure où j'écris ces lignes, le soleil se couche pour la dernière fois en 2007. Cela fait depuis le 23 décembre que je suis rentré en Suisse, que je peux me reposer un tant soit peu, revoir ma famille et prendre un peu de temps pour moi. C'est aussi l'occasion pour moi de revenir un peu en arrière sur cette année écoulée. L'occasion de reparler de ce projet Erasmus dans lequel je suis pleinement immiscé depuis maintenant 3 mois...
Ma décision de partir à l'étranger a été longtemps réfléchie : le fait que l'Université de Lausanne nous ait mis des bâtons dans les roues au niveau Bachelor (quasiment impossible de terminer le cursus en 3 ans, j'obtiendrai donc mon bachelor en sciences du sport en janvier 2009 si tout va bien) a été un élément parmi d'autres pour que je me décide de tenter l'expérience en mobilité à l'étranger. Evidemment il y a des optiques plus réjouissantes : découvrir une nouvelle culture, d'autres formes de vivre, nouvelle nourriture ;-), la vie indépendante, en communauté... Oui mais pourquoi l'Espagne en particulier? Pourquoi Grenade?
Il y a toutes sortes de clichés sur l'Espagne : le soleil, la fête, les jolies filles, la corrida, etc... Vous en connaissez sûrement autant que moi. Et puis il y a la réalité, pas forcément aussi idyllique. Une des premières raisons qui m'a incité à me rendre en Espagne, et à Grenade plus particulièrement, c'est le fait d'avoir connu...mes voisins du dessous! Un couple originaire de là-bas, véritablement chaleureux et extrêmement gentils. Plus que des voisins, des amis. Je me suis sûrement naïvement dit que tout le monde serait comme eux! ;-)

En arrivant là-bas, il a fallu confronter ces représentations, mon imaginaire quelque peu idéalisé, avec la situation sur place, celle qui s'offrait à moi que je le veuille ou non. Ma première erreur, dûe à une certaine impatience et au fait qu'il n'y avait finalement pas l'embarras du choix, a été de trop vite m'installer dans mon premier appartement, avec ce genre de personnes... Ca n'a vraiment pas été une période facile, les conséquences sur ma joie de vivre pourtant habituelle ont été radicalement négatives. Je ne savais plus où j'en étais, quoi faire, où aller ou à qui me confier. Perdu en somme...
C'est dans ces moments-là, lorsqu'on est quasiment au plus bas, qu'on doit pouvoir réagir et prendre les bonnes décisions. C'est aussi dans ces moments-là qu'on voit les personnes sur qui on peut compter... Et c'est dans ces moments-là, surtout, qu'on se sent grandir, mûrir, qu'on apprend à se connaître, qu'on se souvient d'où on vient et où on souhaite aller. C'est dans ces moments qu'on se forge le caractère. Et qu'après coup on se dit que, oui, finalement, un séjour à l'étranger ça a du bon. Il faut juste oser se confronter à ce genre de scène (sans forcément devoir y faire face, je le souhaite à personne).
L'étudiant "Erasmus" n'est pas fondu dans un moule. Autrement dit, les jeunes venus des quatre coins de l'Europe (ou de plus loin) ne sont pas tous là avec les mêmes objectifs : certains sont clairement là pour profiter au maximum des soirées qui foisonnent dans tous les coins de la ville et tous les jours. Les adeptes de sorties jusqu'au petit matin qui n'ont pas besoin de se soucier d'obtenir un résultat minimal parce que leur Université d'origine ne le requiert pas... Pour ma part, j'ai décidé de ne pas me reposer sur mes lauriers, de ne pas considérer cette année Erasmus comme une pause ou même des "vacances" comme disent certains ! Oui, j'ai pris plusieurs cours, la plupart intéressants, et oui j'ai envie de bien faire parce que c'est juste comme ça que je suis. Et oui l'Université de Lausanne exige de moi que j'obtienne certains résultats pour faire valider mes cours équivalents. Et ça continuera comme ça encore l'année prochaine...et pour la suite de ma vie, où que je me trouve et quoi que je fasse. La fête, ne l'excluons pas, mais elle viendra en temps voulu. Et si j'ai bien appris une chose durant ces premiers mois c'est ceci : il faut que je me sente bien avec des personnes à la base pour ensuite aller faire la fête avec eux, et ce n'est pas la fête elle-même qui me fera forcément me sentir bien avec tout le monde... Je me fais comprendre? ;-)
Le système d'études, j'ai déjà dû le mentionner, n'est pas identique à la Suisse. La différence majeure est qu'il y a plus de travail régulier à fournir tout au long du semestre (projets, dossiers, présentations, tests intermédiaires, etc...), ce qui est une manière plutôt stimulante (bien que limite un peu trop scolaire des fois à mon goût) d'étudier. La conséquence que ça a eu durant ces premiers mois, et surtout dans les semaines précédant Noël, c'est que comme je n'ai pas l'habitude de gérer de cette manière, j'ai fini par me retrouver en mode surchauffe! Mais l'essentiel est sauf : mon premier partiel de "Bases educativas del deporte" s'est soldé par un 7/10 (avec félicitations du prof qui a dit que normalement les Erasmus ont plus de peine que ça) et mon groupe de 3 a eu un 3/3.5 à l'examen partiel de "Teoría e Historia del Deporte" (qui avait lieu le...vendredi 21 décembre :-( )! Autant dire un miracle au vu de la préparation minimaliste des deux autres... La bonne nouvelle c'est que j'ai déjà "approuvé" plus de la moitié de la branche vu que la moyenne se situe à 5/10! :-) Mais je vais pas m'arrêter en si bon chemin... ;-)
Pour résumer, je pense que j'ai désormais passé la période la plus difficile de mon échange : l'adaptation à la vie locale n'a pas été évidente mais je commence à prendre mes marques. Je me plais beaucoup dans mon nouvel appartement et m'entends très bien avec mes nouveaux colocataires, Bardo l'Allemand et Mike le Californien! :-) Mes quelques récents déboires sentimentaux n'ont pas réellement facilité mon épanouissement mais il faut maintenant tourner la page et voir de l'avant, avec optimisme. Toujours.
Il reste encore beaucoup de beaux moments à venir et je me réjouis de ce que l'année 2008 s'apprête à m'offrir ! :-)




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Salut Mister VP!
Bonne année a toi aussi! Je vois que c est un peu l heure du bilan intermediaire... ben je dois dire, qu ici,bien qu je n ai pas vecu les memes galeres..., je me retrouve aussi un peu dans ce que tu dis... Mais grace a mini Kat et a un fribourgeois rencontré sur place, on peut de tps en tps faire des "Swiss break"! et ca fait du bien! Sinon, comme tu dis si bien ya des hauts et des bas, mais comme je te connais tu gagneras! Comme dit le proverbe: Veni, vidi, Vinci! :)
Une gd M pour la suite, bon camp de neige et a une prochaine...!
Bonne!