martes, 22 de abril de 2008
"Compte" pas sur l'Uni

Je ne sais pas si vous êtes d'accord avec moi... Mais en voyant la vidéo que le vice-rectorat des étudiants vient de publier sur sa page d'accueil, j'ai un léger sentiment d'inconfort... C'est limite sectaire sur les bords ! :-O Outre le choix musical douteux (je demandais pas à ce qu'il mette le genre de musique qui passe en boîte en ce moment, mais quand même...), je trouve que le montage casse pas des briques non plus. C'est avec ce genre d'"images subliminales" que le rectorat récemment rénové (les élections ont eu lieu plus tôt dans l'année) souhaite représenter la vie estudiantine de Grenade ? Un peu hypocrite de montrer une série d'images "flash" qui pourraient presque faire penser que les bibliothèques sont bondées en permanence toute l'année et que tous ces sages petits étudiants assistent avec un plaisir certain à tous les cours! Ah zut, j'oubliais : ils ont quand même montré en vitesse la montagne et la plage... :-P Et un terrain de foot, l'honneur est sauf. Ils auraient quand même pu nous rajouter un peu de bars à tapas et de botellón histoire d'avoir un panorama un peu plus représentatif! ;-) Bref...
J'en profite (pendant que je suis sur ma lancée de critiquer la Universidad de Granada) pour vous raconter une anecdote qui tient, selon moi, du foutage de gueule intégral. En arrivant ici en septembre, on m'a vivement conseillé (si ce n'est quasi forcé) à m'inscrire pour recevoir le "Carné universitario", la carte d'étudiant officielle de l'Uni (elle a même droit a une superbe animation pour le coup!). Il y avait pas besoin de chercher très loin, les "promoteurs" de cette offre étaient à l'entrée de chaque bâtiment universitaire, et ce pendant plusieurs semaines. Sauf qu'il y a une astuce : au lieu de la banale carte d'étudiant avec "nom/prénom/faculté, etc...", là on m'offrait carrément (en plus des options standard genre prêts à la bibliothèque et compagnie)...un compte en banque ! Eh oui, me demandez pas pourquoi mais l'Université de Grenade (entre autres) a un accord avec el Banco Santander. Le monde de la finance fait sûrement ça d'une façon totalement désinterressée et pour notre bien... (c'est pour le développement, qu'ils disent, hem :-/). Bref, "chic" me dis-je sur le moment, "ça me permettra de transférer mon argent de mon compte suisse sur celui en Espagne et d'éviter les frais facturés à chaque retrait en liquide ("Retraits à l'étranger : commission de CHF 4,50 + 0,25% du montant prélevé", dixit le site de ma banque helvétique).....
Oui mais voilà, c'était évidemment sans compter sur le sempiternel non-empressement hispanique, à moins que ce soit la lenteur du système burocratique... Ou un savant mélange des deux. Bref, à l'heure où j'écris ces lignes, soit environ 7 mois (oui, sept!!!) après avoir fait la demande, je n'ai toujours pas reçu la carte et évidemment je n'ai toujours pas mon compte en banque espagnol ! Après un rapide calcul effectué et en partant de l'hypothèse où j'aurais reçu ma carte après deux mois (c'est pas trop demandé?), j'évalue donc la perte à environ 60 CHF quand même! Soit environ l'équivalent du premier prix d'un vol aller Malaga - Genève sur easyjet... Vous me direz que j'étais pas obligé d'ouvrir un compte avec cette banque. Mais, comme d'habitude, on est toujours plus malin après coup.
Donc en fin de compte je sais même pas si je vais recevoir cette satanée carte avant mon départ d'Andalousie. Ce qui est sûr c'est que je vais aller réclamer les 20€ que j'ai laissé en guise de dépôt pour l'ouverture du compte. Et si en fin de compte (haha, jeux de mots involontaire :-) ) je la reçois quand même, ça fera d'une pierre deux coups : un souvenir et une belle jambe !
miércoles, 16 de abril de 2008
Y el chiki-chiki se baila así !
L'Espagne, un pays dont la richesse culturelle n'est plus à prouver. Que ce soit du point de vue traditionnel, avec ses fameuses corridas ou autres danseuses de flamenco... Du point de vue artistique, avec des ouvrages incontournables telles que Don Quijote de Cervantès, des oeuvres d'art qui ont marqué plusieurs époques, de l'art classique avec El Greco, Goya ou encore Velázquez à l'art moderne, avec les non moins connus Picasso, Miró ou Salvador Dalí...
On parle là des siècles passés, de personnages qui ont marqué le passé et qui ont contribué à donner à l'Espagne une légitimité culturelle, reconnue à travers le monde entier.
Mais nous sommes au XXIe siècle et les temps changent. Ok, je mélange peut-être tout vous allez me dire. Mais la musique, ça reste, il me semble, un élément de la culture. D'accord, je veux bien qu'un événement tel que l'Eurovision fasse partie de la "sous-culture" (voire de la "non-culture" diront peut-être certains), toujours est-il que c'est de cela dont tout le monde parle en ce moment. Pourquoi? Parce qu'un sympathique énergumène, coiffé à la Elvis, maîtrisant impeccablement la guitare électrique à piles et répondant au doux nom de "Rodolfo Chikilicuatre" va représenter l'Espagne au prochain concours européen de la chanson! Y'en a même qui se prennent à rêver qu'il va l'emporter... :-P
Tu me diras, quand on voit qui a gagné en 2006, on se dit que le décalé (qui provoque inévitablement l'attention médiatique) peut fonctionner en fin de compte! Mais dans le cas du chiki-chiki, je n'exagère même pas : cette danse s'est transformée en un véritable phénomène de société, un remake cheap de la macarena! :-) Tout le monde en parle, même Libé en France (et même certains le dansent, sans honte, à la mi-temps d'un match de basket :-)) ! C'est devenu tellement à la mode que des records du monde sont en préparation (le plus de personnes pouvant danser le "chiki-chiki" en même temps) et qu'évidemment ça se passera...à Grenade! Où ça, quand ça? Le 16 mai, à l'endroit qui accueille d'habitude le botellón! :-O N'y voyez là aucun lien fortuit...
Maintenant vous savez ce qui vous attend comme tube de l'été si vous décidez de venir prendre le soleil sous ces latitudes dans quelques mois! ;-)
miércoles, 9 de abril de 2008
Botellón : elle est belle la jeunesse hispanique!
Confortablement installé à la cafétéria ce midi (bon ok, 14h...) et tout en dégustant mon délicieux "plato combinado", je tombe sur cet article. "Le maire [de Grenade] "ferme la ville" pour éviter un macrobotellón lors du Día de la Cruz (jour de la croix, une fête religieuse en Mai). Ok, ça mérite peut-être quelques explications supplémentaires...
Si l'article m'a fait tilté, c'est qu'il fait référence à un phénomène de culture juvénile espagnole : le "botellón". Selon Wikipedia, toujours là pour éclairer nos lanternes, "faire le botellón (prononcer "botéyone") est une coutume qui consiste, pour un groupe de jeunes, à se réunir à une heure tardive, dans la rue et sur la voie publique, en s'imbibant de boissons alcoolisées. " Jusque-là pas grand chose de dramatique vous me direz, on l'a tous fait une fois ou l'autre, avec des conséquences plus ou moins agréables... :-/
Sauf qu'à Grenade ce n'est pas qu'une coutume : c'est une institution, une légende, que dis-je, un quasi-mythe auquel tout bon jeune se doit de participer s'il veut ne veut pas se faire purement et simplement exclure par le reste de la communauté djeun'z. Jusqu'en 2006, ce genre de réunions étaient encore permises dans toutes les rues de la ville. Après quelques débordements que vous pouvez imaginer et l'application de la "ley anti-botellón", c'est désormais interdit.
Mais, tel le village d'Astérix, un endroit résiste encore et toujours à la loi restrictive : le sacro-saint Hipercor! Aussi connu comme le "botellodrome", cet immense centre commercial, tout ce qu'il y a de plus banal durant la journée, se métamorphose le soir venu en accueillant sur son immense parking en plein air ses hordes de participants. Ceux-ci, après avoir tous acheté leur alcool préalablement, viennent le déglutir en toute impunité jusqu'aux petites heures du matin, entre potes, soigneusement apprêtés de la tête aux pieds, aussi bien le week-end que la semaine. Voilà pour l'introduction. Sauf que le parking pré-cité, d'apparence normale (voir photo ci-dessous)...
...s'est brusquement transformé, l'espace d'une longue nuit vendredi il y a un peu plus d'une semaine, en ceci (remarquez la camionnette de la télévision en plein milieu, tout ce joyeux peuple est même passé au téléjournal national!) :
Eh oui, la "Fiesta de la Primavera" / fête du printemps rime ici avec "maxi bourrage de gueule". Ou quand les bourgeons se transforment comme par magie en bouteilles et que le doux cui-cui des oiseaux est remplacé par le gracieux chant d'une chorale désacordée (paroles : "alcooool - alcooool, on est venu pour se bourrer la gueule et peu importe le résultat").
Certains ont même appliqué la rengaine à la lettre puisque la soirée s'est soldée par...15 comas éthyliques! Bon ok, ça fait qu'1 personne sur 1000, vu que le nombre estimé de buveurs était de 15'000 ce soir-là! :-O
Si vous voulez encore quelques anecedotes, sachez que la soirée est organisée en collaboration avec la Municipalité de Grenade (sic), que le périmètre est fliqué à max, et que les organisateurs sont pas foutus de mettre des grands containers au milieu de la foule ni de toilettes... Résultat, le moindre mur devient pissoir providentiel (en tout cas pour la population masculine). D'ailleurs, à ce rythme-là, je sais pas si les fondations du centre commercial vont tenir encore longtemps...
Pour ma part, je dois dire que j'y suis allé plus par curiosité qu'autre chose, vu que tout le monde en parlait. Bon d'accoooord, j'avoue, j'ai quand même bu 2 litres de bières plus quelques verres de "tinto de verano" (vin rouge et limonade)! Mais j'ai quand même fait le chemin jusqu'à chez moi à pied, même si j'ai fait un ptit détour parce que je suis parti dans la fausse direction... Me demandez pas pourquoi ! :-)
Et pour terminer et en revenir à l'article d'aujourd'hui, eh bien sachez que le maire a donc décider d'interdire complètement la consommation d'alcool dans la rue durant les 3 premiers jours de Mai. C'est à dire même au sacro-saint Hipercor. Eh oh l'autre, limite l'insulte, jóder! Mais que va faire la jeunesse désoeuvrée et privée de son passe-temps favori, je vous le demande ?
Et vous, vous en pensez quoi? C'est une expérience que vous aimeriez pouvoir vivre plus souvent, y compris dans la tranquille Suisse? Ou, comme moi, ça vous laisse quand même un peu sceptique ? Allez, réagissez, un peu d'interaction sur ce blog que diable! :-)
Sinon allez vous servir un ptit verre, ça aidera peut-être pour la spontanéité... ;-)
lunes, 7 de abril de 2008
Camarón
La semaine passée, séance ciné-culture : je suis allé voir (en compagnie de Florence, une copine de Suisse que je connais depuis l'école à Prilly) le film Camarón (projection organisée par l'association des étudiants). Sorti en 2005, il retrace la vie du "cantaor" Camarón de la Isla, l'un des plus célèbres chanteurs de flamenco, si ce n'est le meilleur de tous les temps argumentent certains connaisseurs. Il a remporté 3 Goyas (les oscars espagnols) dont celui de meilleur acteur attribué à Óscar Jaenada, interprète du personnage principal.J'ai vraiment beaucoup aimé ce film (à tel point qu'à la sortie j'arrivais pas à m'empêcher de parler en criant dans un rythme flamenco et de taper dans les mains! :-P) qui m'a fait découvrir un artiste qui a marqué sa génération et la culture andalouse par la même occasion.
Et c'est évidemment un bon prétexte pour vous faire écouter quelques extraits de ses chansons (clique sur le titre de la chanson pour voir la vidéo). ;-)
¡Dale!
"Volando Voy"
"Tiritando el agua"

martes, 1 de abril de 2008
Le rush final
La rentrée post-Pâques, c'était la semaine passée déjà. Ce qui sous-entend qu'on entame le rush final et que la tension pour réussir mon année Erasmus est à son comble! :-O Oui, je commence à sentir le stress monter, les pages de notes qui s'accumulent, les dates d'examens qui se rapprochent à grands pas...
C'est pour ça que j'ai décidé de me mettre définitivement au boulot, de façon intensive même. Je me suis concocté un emploi du temps dantesque. Plus de temps à perdre, les heures sont comptées! Voyez par vous-même la pression intense à laquelle je suis soumise :
Le thermomètre affiche 27° aujourd'hui (non, c'est pas un poisson d'avril!). Amis Suisses romands qui ne dépassez guère les 10° en plaine, meilleures salutations depuis l'Andalousie! :-)))
Merci à mon coloc et réalisateur Mike! C'est pas pour rien qu'il habite pas loin d'Hollywood... :-P



