sábado, 7 de junio de 2008
La Suisse: si loin, si proche...
C'est le mois de juin. Déjà 3 semaines que je n'ai plus eu l'occasion d'écrire une note...et pour cause: la période d'examens a finalement pointé le bout de son nez et à l'heure où je rédige j'en ai déjà eu 2. Bonnes nouvelles dans les deux cas, puisque je sais déjà que j'ai "aprobado" (réussi) le cours d'Histoire contemporánea del mundo actual avec un 7.5/10. L'autre était un examen partiel: plus de 1000 diapositives retraçant les moments forts de l'Histoire du sport à réviser, pour un examen oral qui dure 5 minutes (5 dias, 1 mn/dia) au final. Résultat positif également, 2.75 sur 3.5. Ce résultat ajouté à un autre que j'avais eu au premier semestre (3 sur 3.5) me met dans de bonnes conditions pour réussir le "gros" cours de l'année, Histoire du sport, coté à 9 crédits sur le marché ECTS. L'examen final a lieu mardi, un écrit de 40 questions à choix multiple. Je suis optimiste. Reste plus qu'à terminer les 200 dernières pages du bouquin du prof en 3 jours...
Après cet examen, le gros du travail sera fait. Je pourrai m'accorder une petite "pause" dans les révisions (même si le rythme a pas été transcendant jusqu'à maintenant...) puisque les deux derniers ont lieu les 24 et 25 juin (Psychologie de la Motricité Humaine et Marketing du sport). Durant cette période, j'ai l'intention d'aller à l'Expo Universelle qui ouvre ses portes à Saragosse tout bientôt. Le thème, c'est l'eau. Ironie du sort, il y a quelques jours il y a eu des crues impressionnantes de l'Ebre qui ont mis en péril l'organisation! :-P Ca devrait être rétabli d'ici une semaine. En parlant de météo, les 30° sont bel et bien de retour en Andalousie après plusieurs jours maussades! :-)
C'est maintenant une évidence, mon année Erasmus touche gentiment à sa fin. Ce n'est pas encore l'heure de tirer des bilans, mais force est de constater que l'ambiance n'est plus la même ces derniers jours. Mike, mon coloc américain, est parti en voyage faire le tour de l'Europe en train. Plusieurs personnes de mon entourage grenadin sont déjà reparties, en Suisse ou dans le reste du monde. L'ambiance est calme et les études m'occupent. J'échange à peine quelques mots avec mon coloc allemand, un peu plus avec mes voisins du dessous, Juani et Manuel.
"Tu rentres quand?" est la question qui revient évidemment le plus souvent. Je ne peux toujours pas répondre précisément à cette question puisque je n'ai toujours pas mon billet de retour... Pourquoi? Va savoir... Je dois encore réglé quelques "détails administratifs" avec les propriétaires (si je peux encore rester les premiers jours de juillet) et planifier mes dernières excursions, à Séville et Cordoue notamment. Quelques jours à la plage aussi sûrement... :-) J'imagine que l'avion me déposera à Genève autour du 10 juillet. Je confirmerai ça en temps voulu.
Mike l'admettait pour sa part il y a quelques semaines, peu avant de partir en voyage: "c'est frustrant, tous les meilleurs moments se condensent à la fin, juste avant de s'en aller". Je peux aussi appliquer ce sentiment en ce qui me concerne. Avec le temps, l'impression d'appartenir à l'environnement qui nous entoure croît, le train-train s'installe peu à peu et on s'approprie plusieurs éléments autour de soi, dans la vie de tous les jours. On découvre les personnes avec qui on a plaisir à passer du temps et les endroits où on aime retourner. En voyant déferler les cars de touristes dans la ville, j'ai l'impression de me sentir différent, un autre type d'étranger. En voyant des touristes japonais mitrailler l'Alhambra de nuit l'autre soir avec leurs appareils photo, je ne sais pas pourquoi, j'ai eu un sentiment bizarre. Comme si ce merveilleux édifice, juché sur sa colline et que je ne vais bientôt plus pouvoir admirer de près, m'appartenait rien qu'un peu, qu'il n'est pas vide de sens m'ayant accompagné tout au long de mes 9 mois d'échange. Oui, même si je reste concentré sur mes objectifs universitaires, le temps est tout de même un peu à la nostalgie...
"Tu te réjouis de rentrer (quand même) ?" est l'autre question qui survient la plupart du temps. Honnêtement, je ne sais quoi répondre. Oui, évidemment que je me réjouis de rentrer, de retourver ma famille et mes amis, les petites choses qui me manquent ici (vélo, scooter, une connexion internet rapide, la Playstation, etc.)... De retrouver le campus lausannois, le bord du lac, les montagnes,... Evidemment qu'il y a une partie de moi qui se réjouit de rentrer.
Mais de l'autre côté, comme je l'ai déjà mentionné, il y a ce sentiment de n'avoir pu "profiter" (aussi un conseil que les gens aiment bien donner sans trop savoir ce que ça représente au fond : "Profite!") que dans les derniers moments de mon séjour et ma curiosité me pousserait à savoir ce qu'il y aurait à venir si je restais ici quelques temps supplémentaires. Attention, ça ne veut pas dire que j'ai envie de rester! Juste une petite frustration du fait que tout n'a pas toujours été comme je voulais... Mais ainsi va la vie, faite de haut et de bas. Je suis pas du genre à avoir des regrets, je regarde toujours vers l'avant, toujours optimiste dans la mesure du possible.
En attendant de penser au retour, il reste encore à profiter de quelques moments ici (et deux raisons de plus de penser à la Suisse) : à commencer par le match d'ouverture de l'Euro tout à l'heure! Sans oublier la énième rencontre entre Federer et Nadal, que je risque d'aller voir en compagnie d'Espagnols histoire de pimenter un peu l'affaire (une manière de m'auto-flageller si la logique voulant que Nadal l'emporte à chaque fois est respectée?)! Optimiste j'ai dit... :-)





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